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? désobéissance civile ? en 2021 ?

La désobéissance civile :

Qu’est-ce que la désobéissance civile ?
Quand ce concept est-il apparu ?
Quels sont les exemples connus de désobéissance civile ?
Pourquoi la désobéissance civile revient-elle en force ces dernières années ?

Définition :

La désobéissance civile peut se définir comme le fait de refuser de manière assumée et publique d’obéir à une loi, un règlement ou un pouvoir jugé injuste de manière pacifique. La désobéissance civile s’apparente donc à une forme de résistance sans violence.
La paternité du terme est attribuée en général au philosophe américain Henry David Thoreau, qui l’a conceptualisée dans un essai du même nom : La désobéissance civile, paru en 1849. Cet ouvrage fait suite à son refus de payer une taxe devant servir à financer une guerre contre le Mexique, ce qui lui valut une nuit en prison.
Le concept de désobéissance civile, de façon plus contemporaine, a été précisé par le philosophe John Rawls dans La Théorie de la Justice (1971). Il la définit comme « un acte public, non violent, décidé en conscience, mais politique, contraire à la loi et accompli le plus souvent pour amener un changement dans la loi ou bien dans la politique du gouvernement. En agissant ainsi, on s’adresse au sens de la justice de la majorité de la communauté et on déclare que, selon une opinion mûrement réfléchie, les principes de coopération sociale entre des êtres libres et égaux ne sont pas actuellement respectés ».

Les six éléments caractéristiques de la désobéissance civile :

Six éléments permettent de caractériser une action de désobéissance civile.

  1. Le premier élément est qu’il faut commettre une infraction de manière consciente et intentionnelle. On peut distinguer alors entre la désobéissance civile directe, qui nécessite que l’action réalisée viole directement un texte de loi (comme avec les faucheurs d’OGM) et la désobéissance civile indirecte, lorsque la norme violée n’est pas celle qui est contestée (comme c’est le cas pour les sit-in, car alors ce n’est pas le code de la route qui est visé par l’action).
  2. Le deuxième élément est que l’acte doit être public. La publicité de l’acte vise à lui donner une valeur de symbole, à toucher l’audience la plus large possible pour sensibiliser le public à la cause défendue.
  3. Le troisième élément est que l’action doit être réalisée collectivement.
  4. Le quatrième élément est que l’acte doit être réalisé en utilisant des méthodes pacifiques.
  5. Le cinquième élément est que l’action doit être réalisée en acceptant les éventualités d’une sanction.
  6. Enfin, le dernier élément, sans doute le plus important, est que l’action réalisée doit faire appel à des « principes supérieurs » pour justifier la violation d’une norme. C’est l’existence de ces principes supérieurs qui confèrent une certaine légitimité à l’action.

Quelques exemples historiques connus :

· La marche du sel de Gandhi.
· Le boycott des bus de Montgomery de Martin Luther King.
Au final, la désobéissance civile est un moyen de lutte pacifique, qui est en plein renouvellement de pour faire face à la crise environnementale. Contrairement aux précédents mouvements de désobéissance civile, celui-ci est novateur dans la mesure où il s’inscrit dans une perspective internationale et fait usage des nouvelles technologies de l’information et de la communication, dont les réseaux sociaux. Cette méthode de résistance non-violente semble donc avoir de beaux jours devant elle, car elle suscite de plus en plus d’adeptes et de curieux.

Après ce petit rappel, je ne m’empêcher d’avoir une pensée pour nos amis restaurateurs, artistes qui sont privés de leurs activités.

Ce jour, certains restaurateurs ont tenté d’ouvrir malgré l’interdiction en vigueur, ouverture symbolique pour manifester leur envie de travailler et de nous satisfaire, chaque fois que nous nous asseyons à une de leurs tables. La sentence fut immédiate, venant des hautes sphères de l’état : Suppressions des aides à tous les contrevenants.

L’idée me manque pour l’instant et je fais appel à votre créativité, mais peut-être n’y a-t-il pas une action collective à mener pour désobéir sans se mettre hors la loi, peut-être venant de nous consommateurs et clients potentiels ? Peut-être une action qui durerait un peu dans le temps et serait la naissance d’un mouvement qui pourrait grandir.

Je vous invite à réfléchir avec moi.

Pierre Faure

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