Israël-Palestine La paix et la justice sont-elles encore possibles ?

Quand :
27 septembre 2025 @ 16 h 00 min – 17 h 00 min
2025-09-27T16:00:00+02:00
2025-09-27T17:00:00+02:00
Où :
salle Du Guesclin du Palais de la Raymondie
MARTEL
Israël-Palestine La paix et la justice sont-elles encore possibles ? @ salle Du Guesclin du Palais de la Raymondie

Israël–Palestine : la paix et la justice sont-elles encore possibles ?

30ème rencontre de Martel — Salle Du Guesclin, Palais de la Raymondie, Martel.

Le 29 novembre 1947, dans l’après Seconde Guerre mondiale, l’Assemblée générale de l’ONU proposait un plan de partage de la Palestine, alors sous mandat britannique, entre deux États, juif et palestinien, Jérusalem étant internationalisée et placée sous le contrôle de l’ONU.

78 ans plus tard, après plusieurs guerres israélo-arabes — onze pour certains — et de multiples résolutions du Conseil de sécurité (pas moins que 229 entre 1948 et mars 2024) portant sur la colonisation israélienne, le statut de Jérusalem ou le retour des réfugiés palestiniens, résolutions demeurées sans effet, le problème israélo-palestinien reste entier.

Les perspectives de règlement de ce conflit — en particulier par une solution à un État ou à deux États ? — semblent encore bien éloignées, malgré le caractère de plus en plus dramatique que prend la guerre, en particulier à Gaza, et une colonisation de la Cisjordanie qui s’accélère après l’arrivée de la droite et de l’extrême droite au pouvoir à Tel-Aviv.

Quand pourront commencer de véritables pourparlers de paix ? Et sous quel statut ?

La paix en Algérie a été obtenue à Évian entre le gouvernement français et le gouvernement provisoire de la République algérienne, largement issu des « terroristes » du FLN.

L’Afrique du Sud vit maintenant apaisée après des négociations entre Frederik de Klerk et le « terroriste » Nelson Mandela, avec à la clé le prix Nobel de la paix 1993.

Benyamin Netanyahou prend argument du caractère « terroriste » du Hamas pour écarter toute négociation et, au contraire, faire avancer ses projets d’un plus grand Israël.

Pourtant, l’activiste israélien engagé pour la paix Gershon Baskin a déjà, en 2011, coordonné l’accord de libération du soldat Gilad Shalit avec le Hamas, organisation dont la charte fixe comme objectif la destruction de l’État d’Israël.

Au 5 février 2025, 148 des 193 États membres de l’ONU avaient reconnu l’État de Palestine. Des « puissances occidentales », comme la France, pourraient prochainement reconnaître également cet État.

Benyamin Netanyahou pourrait ainsi trouver des interlocuteurs à sa mesure pour rechercher une fin à cette situation d’un colonialisme de plus en plus dénoncé sur la planète, et peut-être partager un prix Nobel.

Les enquêteurs de la Cour pénale internationale (CPI) relèveront certainement de nombreuses atteintes aux droits de l’homme, mais celles-ci resteraient très probablement impunies grâce aux vetos des États-Unis, alliés inconditionnels pour l’instant de l’État sioniste.

Le dossier, complexe, sera éclairé par Martine Cohen et Fabienne Messica au cours de la prochaine Rencontre de Martel.


Intervenantes

Fabienne Messica

Sociologue, membre du Conseil national de la Ligue des droits de l’homme (LDH), spécialiste de l’éducation, de l’immigration et des discriminations, elle suit de près l’actualité au Moyen-Orient, en particulier via son blog chez Mediapart. Elle a également coécrit le livre Refuzniks israéliens — Ces soldats qui refusent de combattre en territoires occupés (mai 2023).

Martine Cohen

Sociologue au Groupe Sociétés, Religions, Laïcités du CNRS, membre de la LDH et des mouvements La Paix Maintenant et Standing Together, spécialiste des religions — du catholicisme au judaïsme —, notamment du judaïsme français dans ses relations avec le régime israélien aux prises avec la Palestine. Elle a écrit et coécrit sur le conflit israélo-palestinien dans la revue Esprit.

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