Un communiqué de LA FORET LIMOUSINE
Suite de la mobilisation du 25 mai 2026 contre le projet Biosyl-Guéret-Creuse
Bonjour tout le monde,
Malgré la forte chaleur et le fait que la mobilisation se soit déroulé un jour férié, nous étions encore nombreux et nombreuses à nous élancer pour un convoi vélos et voitures festif.
Dans divers quartiers riverains de la ville de Guéret et de son agglomération, dans le centre de Guéret comme devant la préfecture, le convoi a dénoncé le chantier d’usine à pellets Biosyl par de la musique, des slogans, des discussions et du tractage, pour que nul ne puisse ignorer le projet, les nuisances qu’il va engendrer pour les habitant.es de la communauté d’agglomération et l’impact qu’il aura sur le massif forestier des 7 départements concernés par le prélèvement en bois de l’usine.


Arrivé devant le site, le convoi s’est arrêté pour que les manifestant-es plantent des chênes sur les talus et jettent symboliquement des crapauds en origami sur le site. Il s’est clôturé par un pique-nique partagé, accompagné de prise de parole et de chants.

Nous ne lâcherons rien, ne laisserons pas le béton s’installer et encore moins l’usine Biosyl qui a pour projet de détruire le massif forestier de 7 départements, sans parler des nuisances pour les riverains et des risques d’incendie.
Nous demandons à Mr Legueult Jean-Philippe, Préfet de la Creuse, de remplir sa mission en suspendant les travaux sur le site Biosyl, tant que les recours juridiques, ne seront pas purgés.
Nous tenons à rappeler que :
- La communauté d’agglomération du grand Guéret a vendu les terrains à l’entreprise Biosyl alors que des clauses suspensives avaient été voté afin que la vente n’ait lieu uniquement quand les recours juridiques seraient purgés. Ils sont toujours en cours !
- La justice a besoin de temps pour faire son travail et ne doit pas être mise au pied du mur, au moment du jugement avec des travaux qui seraient déjà terminés.
- Les travaux ont débuté malgré la présence d’espèces protégées sur le site et la deuxième phase des travaux s’est déroulé en pleine période de nidification et de reproduction d’espèces alors que Biosyl s’était engagé auprès de la justice à ne reprendre les travaux qu’en Août. Une enquête est d'ailleurs toujours en cours suite à la plainte pour suspscion de destruction d'espèces protégées, déposée par 5 associations.
- Malgré la forte mobilisation citoyenne, depuis plusieurs années, aucune enquête publique, ni étude d’impact n’ont été réalisé.
Nous avons besoin de vous !! Vous pouvez toutes et tous agir !
> en envoyant un mail à la préfecture de la Creuse, pour demander à Mr Legueult Jean-Philippe, préfet de la Creuse, de suspendre les travaux tant que les recours juridiques ne seront pas purgés. Vous pouvez vous baser sur les arguments cités, ci-dessus: [email protected]
> Faites tourner l’info sur les réseaux et autour de vous.
Merci à toutes celles et ceux qui ont participé à ce convoi et à toutes et tous pour votre soutien !
On lâche rien !
> On parle de nous :
> (journal de 7h)
> (reportage à 8min)
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L’audience Biosyl, c’est demain (15 sept)
Contre le recours ICPE, et les Permis de construire.
Après des mois d’échanges argumentaires, en invoquant le Code de l’environnement pour l’un, et le Code de l’Urbanisme pour les autres, l’audience auprès des juges va finalement se tenir, et nous n’avons pas été prévenus à temps (ou, en tout cas, pas été assez vigilants) pour venir écouter en masse les arguments qui révisent passablement le déroulé des évènements depuis 3 ans, et qui seront exposés par l’avocate de Biosyl.
Nous sommes conscients que cette audience a peu de chance d’aboutir à un retrait du projet, d’autant plus que les travaux ont débuté.
Cependant, le Tribunal doit se prononcer sur des mesures garantissant davantage de sécurité sur le site lui-même (haut potentiel de risques), et sur la gestion forestière, pour préserver nos massifs forestiers des coupes invasives que sont les coupes rases.
Biosyl a déposé un dossier en préfecture sous simple enregistrement, donc, sans étude d’impact, sans étude de danger, sans enquête publique.
Pour un projet d’une telle ampleur, c’est un non sens !!
Le tribunal doit, à minima, demander le passage de cet ICPE sous le registre de l’ “autorisation”.
Et les études deviendront OBLIGATOIRES
Nous sommes encore et toujours très inquiets
Même dans l’urgence, pour celles et ceux qui le peuvent, Rvd demain dès 9h50, au Tribunal administratif de Limoges
Forêt Debout 23
Je ne peux pas participer,fatiguée par ́âge,mais je suis de tout cœur avec vous. Ne désarmez7 pas ,protégez la nature,, pour nous les pauvres c’est notre dernier bien.