Procès contre l’habitat léger [Limoges 01-07]

Tout le monde n’a pas l’envie, ni le besoin et encore moins les moyens de vivre dans une maison avec piscine. Exprimer ce choix relève d’une profonde remise en cause de ce « réussir sa vie » issu d’un autre temps au point que cela pourrait vous conduire devant la justice.

C’est le cas du collectif Désobéissance Fertile qui travaille pour chacun de nous en mettant à jour la nécessité de créer un cadre législatif clair autour de l’habitat réversible.

Les élus pourraient être fiers d’accueillir de telles initiatives sur leur territoire mais comprimés entre l’imaginaire collectif et une posture de contrôle de l’État qui ne dirait pas son nom (?), ils peuvent choisir de dénoncer ces alternatives qui répondent à la fois au droit au logement pour tous (rappelons-nous la promesse de Mr Macron en 2017) et aux enjeux environnementaux actuels.

Une ouverture est actuellement en cours avec l’ajout récent d’un amendement au projet de loi de simplification de la vie économique. Celui-ci qui permettrait aux agriculteurs et agricultrices d’installer « une résidence démontable » sur leur exploitation.

Il y aura donc probablement un avant et un après ce 1er juillet , date du procès qui aura lieu à Limoges . En attendant, vous pouvez les soutenir en les accompagnant mercredi prochain (RDV au Jardin D’Orsay) et en partageant l’ensemble des informations qui concerne ces réflexions autour de l’habitat et bien plus finalement.

Le 1er juillet 2026, nous passerons en procès au tribunal correctionnel de Limoges et nous lançons un appel à mobilisation pour être présents sur place. Car la cause que nous défendons à travers ce procès nous dépasse largement.

Depuis maintenant 8 ans, avec la Désobéissance Fertile, nous œuvrons à faire connaître les habitats légers, réversibles et écologiques, à faire évoluer les lois et obtenir des décisions de justice qui aillent dans ce sens, afin de démocratiser ce mode de vie.

Dès le départ, nous avons choisi de sortir du bois et de nous mettre volontairement sous les projecteurs avec l'association pour pointer l'incohérence que revêt la question du logement à notre époque, avec des millions de gens qui cherchent à vivre différemment et qui se voient entravés dans leurs démarches par des autorités qui leur refusent le droit de vivre plus sobrement, plus simplement, avec moins d’impact sur les terres et les ressources.

Pendant des années, l’habitat léger a été maintenu dans une forme de marginalité. Beaucoup vivent dans le silence, dans des régimes de tolérance précaires, avec la peur constante d’être expulsés ou poursuivis.

Nous estimons que cela doit cesser et que nous n’avons pas à rougir de cette façon d’habiter le monde, bien au contraire.

Nous sommes fiers de chercher à habiter la Terre avec sobriété et cohérence à travers nos habitats réversibles, souvent petits, peu consommateurs de ressources, pensés pour limiter l’artificialisation des sols et pour répondre aux enjeux réels de notre siècle.

La question n’est plus de savoir si ces modes de vie doivent exister car ils existent déjà partout.

La vraie question est de savoir si les lois et les institutions sont capables d’évoluer face aux nécessités écologiques et sociales de notre époque.

Et c'est pour répondre à cette question que nous vous demandons de nous rejoindre le mercredi 1er juillet devant le tribunal correctionnel de Limoges, où les habitants du Croissant Fertile seront jugés pour vivre écologiquement, sur leurs terres, en habitats réversibles.

Concrètement, ce que les autorités nous reprochent aujourd’hui, c’est d’avoir installé plusieurs habitats légers sur le terrain du Croissant Fertile (dont la Désobéissance Fertile est propriétaire), à Marval, sans permis de construire, dans une commune soumise au Règlement National d’Urbanisme (RNU). Le procès-verbal vise les habitats présents sur le lieu.

L’administration considère que ces installations relèvent juridiquement de constructions nécessitant une autorisation d’urbanisme préalable.

Concrètement, nous sommes poursuivis non pas pour des atteintes à l’environnement ou une artificialisation massive des terres, mais parce que nous expérimentons publiquement une autre manière d’habiter sans les artificialiser : plus légère, réversible, écologique.

Au Croissant Fertile, à Marval, nous revendiquons la création et l'expérimentation d’habitats écologiques et réversibles pour développer de nouveaux imaginaires permettant de réinventer notre façon d'appartenir au monde.

Nous avons ainsi expérimenté différents habitats tels que :

la Maison en Pétales,
la Maison en Carton,
la Yourlotte,
les chapiteaux en toile de yourte,
la Figue.

En 2024, la mairie de Marval a dressé un procès-verbal d’infraction contre ces habitats.
Nous avons ensuite été auditionnés en gendarmerie.
Et aujourd’hui, nous sommes convoqués devant le tribunal correctionnel de Limoges.
Nous encourons des sanctions pénales et financières importantes, mais nous avons décidé de ne pas avoir peur.

Parce que ce procès n’est pas seulement le nôtre, il concerne toutes celles et ceux qui cherchent à vivre autrement et qui refusent de choisir entre précarité, bétonisation et résignation.

Le 1er juillet, nous voulons donc faire de ce moment un temps de mobilisation populaire, festif et militant.

Nous appelons toutes celles et ceux qui le peuvent à venir nous soutenir devant le tribunal correctionnel de Limoges.

Il y aura :
des prises de parole,
des échanges,
des temps de transmission,
un pique-nique collectif,
et un bal trad.

Parce que même face à la répression, nous voulons continuer à défendre la joie, la solidarité et le vivant.
Venir, ce n’est pas seulement nous soutenir, c’est défendre une autre manière d’habiter le monde.
Le 1er juillet, faisons de ce procès un moment historique.

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1 réflexion au sujet de « Procès contre l’habitat léger [Limoges 01-07] »

  1. Bonjour a tous. Je voudrais aller au procès a Limoges. Y a – t-il des possibilités de covoiturage d’organisées ?
    Merci
    Nadine
    06 37 51 16 73

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