" Autour du Sauvage " est une petite association, du côté de St-Paul qui a choisi de mettre en valeur, pas après pas, un secteur géographique restreint.

L’idée est de faire du lien entre vivants, les humains et les autres qu’humain, grâce aux foultitudes d’opportunités du lieu.
Avant " Autour du Sauvage ", on savait bien qu’il existait quelque part dans ce cul de sac inatteignable par la machinerie agricole, les vestiges de lieux de vie, de vergers, que la vieille fontaine coulait encore d’un filet d’eau aux prises avec la végétation et l’oubli, que le chemin empierré barré d’arbres tombés, affleurant là où la pluie le lessivait, menait jusqu’au Sauvage. On savait les vieilles serbes inutilisées quelque part en deçà du chemin.

" Autour du Sauvage " s’est épris de ce centre du monde, comme le sont tous les lieux qui nous sont chers, et a tricoté des liens avec toutes les bonnes volontés alentour pour redonner le goût de conter l’avant ou de confier les souvenirs, et de se retrousser les manches pour carrément lui redonner vie.


La balade joliment panneautée par Elléiah une des artistes de l’association, se parcourt en 35’ ou plus si on est d’humeur à baguenauder. Car la quiétude du coin pousse à prendre son temps.
Après l’aperçu sur les forêts pentues et feuillues, se déploie des prés où les vaches sont laissées à buller en famille, parce qu’en Corrèze on leur en laisse encore le temps. Sous les noisetiers et les châtaigniers, les hêtres et les charmes, Mesdames et leurs petits ruminent à l’ombre, sous l’œil attentif de gros pépère qui surveille alentour.
On sera passé sous l’arche de bois mort édifiée en ce lieu effacé des mémoires, pour lui redonner son nom, peint en lettres colorées sur le bois emprisonné dans le muret restauré.

Dans un arbre en hauteur, très haut, est installé un nichoir pour les rapaces nocturnes. Y étaient attendues les effraies, c’est un couple de hulotte qui l’a intégré, et deux chouettons sont nés ce printemps ! Les chouettes sont en difficulté parce qu’on leur défend l’entrée de nos granges, et qu’on abat les vieux arbres qui leur permettaient de nicher, pire on empoisonne leurs proies… Alors " Autour du Sauvage " s’est senti concernée et a pris le problème à bras le corps, comme à chaque fois.


Il y a aussi Éden et Mira qui bossent.

Elles entretiennent de leur savoir ancestral d’ânesses, les prés reconquis de broussailles et les abords des habitations dudit Sauvage, autour duquel sillonne le sentier.
Dans la grange a été installé un second nichoir.

Les hulottes sont tellement en mal de logement, que contre leurs normes territoriales, un autre couple est venu s’y établir. Hop 2 chouettons de plus ! "Autour du Sauvage " met en avant les possibilités de partage des biotopes entre humains et autres qu’humains par le biais de conférence sur la chouette effraie, comment favoriser leur accueil et pourquoi elles rendent tant de service à notre espèce et à ses activités.
À l’issue d’une de ces conférences, la mairie de Saint-Paul a décidé d’installer un nichoir dans le clocher de son église. Pour le moment la caméra automatique dévoile les visites d’effraies…
À suivre !

Retour au lieu dit " Le Sauvage ",
dans son ombre fraîche ou glougloute l’eau amenée depuis une serbe en contre bas, par un hydraulique et capricieux bélier.
Les grands arbres tenus en respect par les humains, entourent et ombragent les bâtis d’un temps d’avant. Il s’agit aussi de les restaurer, de laisser son chaume au toit de la grange, d’en changer les portions décaties, de retaper sans ostentation, de se faire discret et efficace.
C’est un bon pitch pour cette association :
discrète et efficace.
Si vous avez envie de filer un coup de main, de venir voir en curieux, de vous régaler les yeux des dessins d’Elleiah, venez ! Vous êtes les bienvenus.

" Autour du Sauvage " organise des journées, ou des demies journées de travail coopératif, comme Samedi 20 juin ou 11 juillet par exemple.
Pour retrouver Autour du Sauvage sur Instagram, FB ou Youtube, c'est par ici.
À un de ces jours Autour du Sauvage !
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