La Corrèze est majoritairement recouverte de forêts. Il est donc logique que nous relayions cet appel à la participation citoyenne, qui concerne directement notre cadre de vie. Cet appel est porté par des acteurs de l'écologie de Corrèze et des médias nationaux.
Consultation publique sur le Programme National de la Forêt et du Bois (PNFB) : jusqu'au 7 août pour donner votre avis
L'État a ouvert une consultation publique officielle concernant le décret du Programme National de la Forêt et du Bois (PNFB) pour la décennie 2027-2036. Cette consultation fait suite à l'annulation par le Conseil d'État du précédent plan « 1 milliard d'arbres », jugé insuffisant sur le plan environnemental.
Un moment clé pour la politique forestière
Cette consultation est une étape importante dans l'élaboration de la politique forestière française. Elle offre à chaque citoyen la possibilité de s'exprimer sur les grandes orientations des dix prochaines années.
Participez à la consultation
Pour faire entendre votre voix et contribuer à une gestion durable de nos forêts, vous pouvez vous rendre sur le site officiel.
👉 Participez à la consultation publique (cliquez)
Votre avis compte pour enrichir le débat et orienter les décisions vers une gestion respectueuse des écosystèmes.
Quelques pistes pour structurer votre contribution
Pour que votre avis soit pris en compte par l'administration, il est recommandé de rédiger un commentaire personnel, en évitant les copier-coller. Voici quatre axes de réflexion que vous pouvez développer.
1. La place de la science et des citoyens dans les décisions
La forêt est un bien commun. Il est essentiel que les décisions du PNFB soient éclairées par une diversité de points de vue :
- Les experts indépendants (écologues, biologistes) et les associations de protection de la nature, comme Canopée.
- Les citoyens et habitants, directement concernés par la gestion des territoires.
- La filière bois industrielle, dont les intérêts économiques, bien que légitimes, ne doivent pas primer sur la préservation des écosystèmes.
2. Dépasser le clivage entre protection et exploitation
S'opposer aux pratiques les plus destructrices ne signifie pas vouloir « mettre la forêt sous cloche ».
Il est possible de défendre une foresterie durable et raisonnée, qui allie prélèvement de bois et respect des écosystèmes. Cela passe par une gestion plus sélective, plutôt que par des coupes rases systématiques, qui ne doivent pas être confondues avec les coupes sanitaires nécessaires ou la gestion traditionnelle des taillis.
3. Les limites d'une industrialisation intensive
Certaines pratiques industrielles peuvent avoir des effets négatifs sur la santé des forêts à long terme :
- Les coupes rases et le tassement des sols libèrent le carbone stocké, contribuant au changement climatique. Une forêt mature et en libre évolution est souvent plus efficace pour stocker le carbone.
- Les monocultures (comme le Douglas) rendent les forêts plus vulnérables aux maladies, aux parasites (scolytes) et aux aléas climatiques.
- Une surexploitation peut fragiliser les sols, les assécher et accroître les risques d'incendie.
4. S'appuyer sur la décision récente du Conseil d'État
Le Conseil d'État a récemment annulé le décret du plan « 1 milliard d'arbres », pointant du doigt ses lacunes en matière de transparence et d'efficacité écologique. Ce précédent juridique souligne l'importance d'une politique forestière solide, fondée sur des données scientifiques et une réelle concertation.
Conseil pratique pour la participation
Le site de la consultation peut rencontrer un afflux important de visiteurs. Si vous rencontrez des difficultés techniques, nous vous invitons à patienter et à réessayer ultérieurement.
Vous pouvez également consulter les commentaires déjà publiés sur la plateforme pour vous inspirer et enrichir votre propre contribution.
L'enjeu est de taille, et chaque avis compte pour construire ensemble une politique forestière plus équilibrée.
Texte inspiré d'une publication de Corrèze à Nu, en partenariat avec Reporterre et Ecotalk Facebook, 17 Juillet 2026.
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Bonjour – Une info du même ordre mais spécifiquement lié à la Corrèze :
https://agir.greenvoice.fr/petitions/correze-pas-d-argent-public-pour-detruire-nos-forets-1?source=whatsapp&share=a12933de-ca1e-47a5-afe9-d3f22870bc83
Merci Darquin, la pétition est signee en masse, 156 sur 200 au moment où j’ai ajouté ma signature. Il faut aussi prendre conscience que nous devons agir parfois au niveau national surtout quand les décisions ensuite nous affecteront au niveau départemental. Bonne journée à vous.