L’Europe s’apprête à ouvrir grand la porte aux NGT (New Genomic Techniques), ces techniques de modification génétique présentées comme une révolution agricole. Pourtant, derrière les promesses de rendements accrus et de résistance au climat, se cache une réalité bien plus sombre : une nouvelle offensive de l’agro-industrie pour verrouiller notre alimentation, asservir les paysans et menacer la biodiversité. Kokopelli, en première ligne depuis 30 ans contre les OGM, lance un cri d’alarme. Voici pourquoi.
( article original Kokopelli )
🔍 Les NGT, ou l’art de vendre des OGM sous un nouveau nom
Les New Genomic Techniques (NGT) sont des outils de modification génétique, comme CRISPR-Cas9, qui permettent d’éditer l’ADN des plantes avec une précision inédite. Leurs promoteurs – multinationales de l’agrochimie en tête – les présentent comme une solution miracle : ✔ Résistance à la sécheresse et aux maladies (pour s’adapter au changement climatique). ✔ Rendements boostés (pour nourrir la planète). ✔ Moins de pesticides (grâce à des plantes génétiquement "améliorées").
Mais derrière ce discours séduisant, Kokopelli dénonce une opération de greenwashing. Car les NGT ne sont rien d’autre que des OGM 2.0, avec les mêmes risques – voire pire.
La différence avec les OGM classiques ?
- Moins de traces détectables : Difficiles à identifier, donc impossibles à réguler ou à étiqueter.
- Un lobbying agressif : L’industrie pousse pour les exempter des règles strictes qui encadrent les OGM depuis 20 ans.
- Un argument choc : "C’est naturel !" (alors qu’il s’agit de manipulations génétiques en laboratoire).
Résultat ? Si l’Europe cède, ces plantes génétiquement modifiées n’auront plus besoin d’évaluation rigoureuse, d’étiquetage, ni de traçabilité. Une aubaine pour Bayer, Syngenta et consorts… et un désastre pour les consommateurs et les paysans.
🚨 Les 5 dangers majeurs des NGT selon Kokopelli
1️⃣ Une menace pour la souveraineté alimentaire européenne
L’argument de la "souveraineté agricole" est un leurre. 90% des brevets sur les NGT sont détenus par des multinationales américaines (Bayer, Corteva, Syngenta). Autoriser ces techniques, c’est : ❌ Livrer nos semences à des géants étrangers, qui imposeront leurs prix et leurs conditions. ❌ Détruire l’autonomie des paysans, contraints d’acheter des semences brevetées chaque année. ❌ Affaiblir l’agriculture paysanne, déjà en crise, au profit d’un modèle industriel.
Kokopelli rappelle : "La souveraineté ne se décrète pas, elle se construit. Avec des semences libres, reproductibles et adaptées aux territoires – pas avec des brevets détenus par des actionnaires de Wall Street."
2️⃣ Un risque écologique incontrôlé
Les NGT sont présentées comme "précises et sûres", mais :
- Aucune étude à long terme sur leurs impacts sur les sols, les pollinisateurs ou la biodiversité sauvage.
- Risque de contamination : Comme pour les OGM classiques, ces plantes modifiées pourraient se croiser avec des variétés traditionnelles, détruisant des siècles de sélection paysanne.
- Effets imprévisibles : Modifier un gène peut en perturber d’autres, avec des conséquences inconnues (ex. : apparition de toxines, résistance accrue aux herbicides).
Exemple concret : En 2016, une étude a montré que des maïs OGM "insecticides" (Bt) avaient favorisé l’émergence de super-ravageurs résistants. Avec les NGT, le scénario pourrait se répéter… en pire.
3️⃣ La fin du droit de choisir "sans OGM"
Aujourd’hui, les produits OGM doivent être étiquetés en Europe. Demain, avec les NGT, plus de traçabilité :
- Plus d’étiquetage obligatoire → Les consommateurs ne sauront plus ce qu’ils mangent.
- Plus de contrôle → Impossible de vérifier si une plante est naturelle ou modifiée.
- Un coup dur pour le bio : Les NGT seront-elles autorisées en agriculture biologique ? La question reste en suspens, mais le risque est réel.
Pour Kokopelli, c’est une atteinte à la liberté fondamentale : "Le droit de savoir ce que l’on mange est un pilier de la démocratie alimentaire. Les NGT le balayent d’un revers de main."
4️⃣ Les paysans pris au piège des brevets
Avec les NGT, les semences deviennent des produits brevetés :
- Interdiction de ressemer : Les paysans devront racheter leurs semences chaque année (comme avec les hybrides F1).
- Risque de poursuites : Si une plante NGT contamine un champ voisin, le paysan "victime" pourrait être accusé de contrefaçon (comme aux États-Unis, où des agriculteurs ont été condamnés pour avoir cultivé du soja OGM… sans le savoir).
- Dépendance totale : Plus de place pour les semences paysannes, adaptées aux terroirs et reproductibles.
Un système déjà en place : En Inde, Monsanto a poursuivi des paysans pour avoir utilisé des semences de coton Bt sans payer de royalties. Les NGT généraliseraient ce modèle en Europe.
5️⃣ Un coup de force législatif en catimini
Le processus d’adoption des NGT est ultra-rapide et opaque :
- Décembre 2025 : Accord en trilogue (Parlement, Conseil, Commission).
- 28 janvier 2026 : Vote favorable de la commission ENVI (47 voix pour, 31 contre).
- Février-mars 2026 : Validation par le Conseil européen.
- Avril 2026 : Adoption définitive prévue.
Problème : Ce texte a été négocié sans véritable débat démocratique, sous la pression des lobbies. Kokopelli dénonce une "dérégulation express", où les risques sont minimisés et les promesses exagérées.
💪 Que faire ? Agir avant qu’il ne soit trop tard !
La fenêtre d’action est étroite, mais pas fermée. Kokopelli appelle à une mobilisation massive pour bloquer cette réforme. Voici comment participer :
1️⃣ Signez et partagez la lettre ouverte aux eurodéputés
→ [Lien vers la pétition] (à insérer) Objectif : Faire pression sur les députés européens pour qu’ils rejettent le texte.
2️⃣ Relayez l’alerte sur les réseaux
- Partagez cet article avec le hashtag #StopNGT.
- Interpellez vos élus (eurodéputés, maires, conseillers régionaux).
- Soutenez les associations comme Kokopelli, qui mènent ce combat depuis des décennies.
3️⃣ Boycottez les produits des multinationales pro-NGT
- Bayer (Monsanto), Syngenta, Corteva : Ces géants sont les principaux bénéficiaires de la dérégulation.
- Privilégiez les semences paysannes et le bio : Un acte politique pour soutenir une agriculture libre.
4️⃣ Devenez ambassadeur de la cause
- Vous êtes une personnalité publique, un scientifique, un journaliste ? Kokopelli cherche des relais pour amplifier le message.
- Contact : communication@kokopelli-semences.fr
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