La mine.
À Échassières, dans l’Allier, à deux cents kilomètres de la Corrèze, Imerys poursuit le projet EMILI : la plus grande mine de lithium d’Europe, inaugurée par le président de la République le 22 avril 2026 (source). Cent quatre-vingt-quinze hectares, une concession de cinquante ans, 34 000 tonnes d’hydroxyde de lithium par an pour alimenter 700 000 batteries de véhicules électriques. Coût réévalué : 1,8 milliard d’euros. Le cours du lithium est en dessous de 10 euros le kilo, mais l’État a investi 50 millions via la Banque des Territoires (source). Les associations environnementales locales contestent l’impact sur les nappes phréatiques.
Le data center.
À Châteauroux, dans l’Indre, Google, via sa filiale Tricolore Computing, a réservé 195 hectares de terrains — presque la superficie de Monaco — pour y implanter son premier data center en propre sur le sol français. Puissance prévue : plus de 500 mégawatts (source). Le groupe Écologie et Solidarité du conseil régional Centre-Val de Loire a qualifié le projet d’« irresponsable ». La France Insoumise locale a lancé une pétition (source). Gil Avérous, maire de Châteauroux, a parlé de « bonne nouvelle ».
La facturation.
Au 1er septembre 2026, toutes les entreprises françaises assujetties à la TVA — plus de dix millions d’acteurs économiques — devront être en mesure de recevoir leurs factures au format électronique structuré. L’État avait promis un portail public gratuit (PPF). Il y a renoncé en octobre 2024. Le marché a été transféré à des plateformes agréées privées, adossées au réseau européen Open Peppol, association internationale à but non lucratif basée à Bruxelles. La DGFiP est devenue Autorité Peppol France en juillet 2025. L’ensemble constitue la plus vaste opération de remontée systématique de données économiques jamais imposée aux entreprises françaises : non plus un contrôle fiscal ponctuel, mais une transmission permanente du détail de chaque transaction. Une pétition (n°5174) déposée à l’Assemblée nationale en février 2026 a recueilli plusieurs milliers de signatures (source). .
Les cartes grises.
En mars 2026, la Cour des comptes a publié un rapport qualifiant d’« accident industriel » la privatisation des démarches d’immatriculation. Depuis 2017 et le plan « Préfecture nouvelle génération », les guichets ont fermé et 30 000 opérateurs privés enregistrent les demandes. Résultat : 550 millions d’euros de fraudes sur la seule période 2022-2024, un million de véhicules fantômes en circulation, et — selon les mots de la Cour — « tout le spectre de la criminalité, de la petite délinquance au crime organisé », infiltré dans le système d’information de l’État (source). La Cour appelle à une « reprise en main urgente ».
Les caméras.
En Corrèze même, le Conseil départemental a ouvert à Naves un centre de supervision où convergent, sur huit écrans scrutés en continu par trois opérateurs, les images captées par les caméras de vidéoprotection de soixante-dix communes (source). Plus de trois cents caméras supplémentaires ont été déployées en 2025, devant chaque collège et sur les points jugés sensibles (source). Le président du Département, Pascal Coste, assure que « les communes sont demandeuses ».
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