Un procès du déferlement numérique
Les 19 et 20 mars 2026 à Limoges, deux personnes étaient convoquées devant la justice, à la suite d’une enquête de plusieurs mois menée « avec les moyens de l’antiterrorisme » et d’un contrôle judiciaire de près de cinq ans, pour répondre d’accusations de « dégradations de biens par des moyens dangereux pour les personnes » et d’« association de malfaiteurs ». Les faits incriminés étaient des sabotages par incendie (véhicules et antennes-relais) réalisés en opposition au déploiement du compteur Linky et de la 5G, en février 2020 et janvier 2021. Les personnes convoquées risquaient 10 ans de prison et des centaines de milliers d’euros d’amendes. Le comité de soutien et les inculpé·es ont fait de ce procès une tribune contre le numérique, qui a réuni plusieurs centaines de personnes.
Préambule : une grande tournée de soutien qui a touché des centaines de personnes
Depuis l’interpellation en 2021, le comité de soutien a évolué de la défense de camarades vers la critique des technologies imposées. Il s’est beaucoup activé ces derniers mois avec une quinzaine d’actions de solidarité dans diverses villes et villages, des Pyrénées Orientales à Amiens et de Bordeaux à Grenoble.
Ces événements ont pris des formes diverses suivant les capacités des groupes locaux organisateurs. Deux réseaux ont favorisé l’organisation : les groupes critiques des technologies imposées (Écran Total, Stop Micro, Stop 5G…) et les chorales révolutionnaires. En fonction des lieux, des groupes très divers ont pu s’associer à ces soirées : OCL, FA, CNT, Union Étudiante, Amnesty International, comités anti répression, groupes antimilitaristes (CRAAM) ou écologistes de terrain…
La forme de ces évènements a pu aller d’une simple rencontre-débat avec une douzaine de personnes à des événements regroupant plus de 200 personnes. Plusieurs cantines solidaires se sont mobilisées. Des projections de films : Woman at war, If a tree falls et des animations musicales très diversifiées ont rameuté du monde.
Tout cela a permis de faire connaître cette affaire, rassembler des fonds pour aider à financer la défense, informer et échanger sur les technologies imposées ainsi que sur les moyens utilisés pour la répression. Cela a remonté le moral des accusé·es et favorisé la mobilisation du 18 au 21 mars.
Mobilisation pendant le procès
Environ 200 personnes ont participé à ces journées. La salle d’audience, de capacité limitée, n’a pas permis que toutes assistent à un moment du procès. Les places debout étaient préemptées par les forces de police, en effectifs croissants la seconde journée.
(...)
Lire la suite de l'article sur Lundi AM


Views: 30


