Que reste-t-il après une coupe rase, lorsque les engins sont repartis ?
Dans cette vidéo, plusieurs témoignages de riverains donnent à entendre ce que provoque la disparition brutale d’une parcelle boisée, au plus près des maisons, des granges, des chemins et des lieux de vie.
Il ne s’agit pas seulement d’arbres abattus. Pour les personnes qui parlent ici, ces bois faisaient partie d’un paysage intime. Certains les connaissaient depuis l’enfance. On y avait joué, construit des cabanes, ramassé des champignons, observé les saisons, les animaux, l’humidité des ruisseaux, la fraîcheur des feuillus.
La coupe rase est décrite comme un choc visuel, mais aussi comme une atteinte à un cadre de vie. Plusieurs témoignages évoquent une absence d’information préalable, un sentiment d’impuissance, parfois des dégâts très concrets : limites de propriété non respectées, canalisations touchées, câbles arrachés, sols ravagés par les engins, profondes ornières dans une terre gorgée d’eau.
Les mots qui reviennent sont forts : saccage, dévastation, tristesse, rage, incompréhension.
À travers ces récits, la vidéo pose une question simple : comment des décisions aussi lourdes pour un territoire peuvent-elles être prises sans que les habitants les plus directement concernés soient réellement informés, associés ou même simplement considérés ?
En Corrèze, la forêt n’est pas seulement une ressource économique. Elle est aussi un milieu vivant, un paysage habité, une mémoire familiale, un refuge pour la biodiversité, un élément essentiel de l’identité rurale.
Cette vidéo ne prétend pas épuiser le sujet forestier. Elle donne simplement une place à des voix rarement entendues : celles de riverains confrontés, du jour au lendemain, à la disparition d’un environnement qu’ils pensaient durable.
Les témoignages ont été lus par des donneurs de voix bénévoles afin de préserver l’anonymat des personnes concernées.
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Quelle vision de l’horreur ces coupes rases,un choc visuel et une atteinte à la biodiversité !
Lorsque je traverse la Corrèze et que je rejoins mon Cantal, je me dis :Que l’on nous préserve de cela !! Cordialement.