Libertés associatives en Corrèze

Le 6 Septembre au Forum des associations de Tulle à l'Auzelou, un collectif d'associations a pu prendre la parole publiquement et interpeller les personnes présentes (élu·es, citoyen·nes, associations ...) au sujet des libertés associatives en Corrèze

C'est un sujet majeur sur lequel Citoyliens est engagé et manifeste sa solidarité avec les associations mises en péril :

L'ancien Président et Député Mr François Hollande, Mr Bernard Combe (Maire de Tulle) étaient présent lors de ce Forum des associations et ont pris les engagements de rencontrer les associations déboutées de leurs subventions afin de travailler avec elles.

La conseillère régionale EELV Amandine Dewaele rencontre le préfet le 19-09 et se propose de porter les demandes des associations : 

  • Un temps de rencontre-échange collectif avec les associations concernées
  • L’arrêt de cette liste/classement des associations.
  • L’arrêt des blocages institutionnels et financiers de ces associations.

Les associations mobilisées remercient les soutiens qui ont été exprimés ... du chemin reste à faire ...

Plaidoyer "Libertés associatives en Corrèze" lu à Tulle le 6 septembre

Nous sommes des bénévoles, salarié·es, élu·es du secteur associatif qui œuvrons dans les secteurs de l’agriculture, l’éducation, l’information, l’art, la recherche, mais aussi la construction, l’autonomisation technique, la cuisine, l’animation de lieux et d'espaces culturels, la prévention et la sensibilisation contre les discriminations et violences.
Sur notre territoire rural, en Corrèze, là où nous vivons, nous travaillons à créer des réseaux d'entraide et à lutter contre les injustices sociales.

Nous prenons la parole aujourd’hui pour interpeller sur la situation sans précédent que nous subissons en Corrèze de la part de l’État depuis quelques années. A titre d’exemple :

  • Le refus ou l’arrêt de subventions sans explication, sans préavis.
  • L’existence d’une « liste noire » d’associations avec lesquelles l’état refuse de collaborer et d’apporter son soutien financier.

Ce que vivent nos associations s’inscrit dans un contexte plus global de répression qui a débuté dès 2021. La signature du Contrat d’engagement Républicain est aujourd’hui obligatoire pour obtenir des financements publics. Or, comme le confirme L’Observatoire des Libertés Associatives, ce contrat est détourné par les préfectures pour exiger des associations qu’elles aient un contrôle sur les activités personnelles, politiques, militantes de leurs membres.
Ceci est contraire à la loi de 1901 qui garantit à chaque personne la liberté d’association indépendamment de son identité, de ses convictions politiques et croyances religieuses.

Dans ce contexte, nos associations sont menacées de disparaître. Toutes font face à des difficultés majeures qui remettent en cause leur survie, par des baisses de financements et un désengagement de l’état. Et ce dans TOUS les secteurs associatifs, y compris le domaine sportif.

Or elles remplissent des missions de service public essentielles, dont l’état se désengage.
Sans le tissu associatif, ce sont des actions et des perspectives écologiques, sociales, et égalitaires qui disparaissent pour toutes et tous. Un exemple très concret de l’impact que ces mesures peuvent avoir sur la ville de Tulle, et sur ses habitants concerne campus junior, dont les activités culturelles et sportives sont portées par des associations locales. Sans ces structures, ce sont des dizaines d'enfants qui se verraient privés d'activités parascolaires habitées par les notions de découverte, d'ouverture d'esprit, de partage et d'éducation populaire.
Nous voulons un monde où le lien social, la solidarité, le vivre-ensemble, le respect du vivant sont primordiaux. Et les associations sont les détentrices de ces valeurs.

Nous demandons aux élus de prendre connaissance de cette situation délétère, d’agir concrètement en soutien des associations directement impactées et de prendre position face à l’état pour soutenir le tissu associatif local.
Nous vous demandons à vous, associations, partenaires, usager·ères, citoyen·nes, de nous soutenir et de vous engager à nos côtés.

Porter atteinte aux associations, c’est porter atteinte à nos libertés collectives, à la liberté d'agir et de penser, de s'exprimer, aux libertés de chacun.e.
Cette situation est l'affaire de toutes et tous.

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