Le CRI des associations corrèziennes face à l’asphyxie financière et politique

Retour sur la mobilisation du 28 mars 2026 à Tulle : un secteur associatif au bord de l’épuisement, mais déterminé à résister

Le 28 mars 2026, plus de 45 associations corrèziennes se sont réunies à Tulle pour dire stop à la précarisation du monde associatif. Après des mois de silence, de suppression de subventions et de pressions politiques, le secteur a décidé de monter au créneau : « Assos en colère, assos en galère ! » Ce cri, lancé devant la préfecture, résume l’urgence d’une situation qui menace la survie même des associations locales.

Un secteur associatif en danger

En France, la part des subventions dans les budgets associatifs a chuté de 41 % en 15 ans.

En Corrèze, la situation est encore plus alarmante : 40 % des associations rencontrent des problèmes de financement, 30 % subissent des pressions politiques ou s’autocensurent, et 55 % expriment leur insatisfaction face aux pouvoirs publics.

Les petites structures ferment, les emplois aidés disparaissent, et les libertés associatives sont menacées.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes :

  • 22 % des associations ont des problèmes de trésorerie menaçant leur survie.
  • 33 % sont confrontées à des difficultés d’emploi, sans perspective d’embauche ou d’augmentation salariale.
  • 6 associations présentes le 28 mars ont vu leurs financements bloqués en raison du « contrat d’engagement républicain », utilisé comme outil de contrôle politique.

Des revendications claires et urgentes

Face à cette situation, les associations corrèziennes ont formulé des demandes précises :

  • Un soutien actif des élus pour défendre les libertés associatives auprès de la préfecture et de l’État.
  • Des moyens financiers pérennes, avec une augmentation des subventions et une stabilisation des financements.
  • La fin des appels à projet concurrentiels, qui épuisent les associations et les détournent de leur mission.
  • La création d’un lieu interassociatif à Tulle, accessible et visible, pour renforcer la solidarité et la visibilité du secteur.

« Nous ne sommes pas une dépense, nous sommes un investissement pour la cohésion sociale et le dynamisme territorial ! », ont rappelé les porte-parole devant la préfecture.

Et maintenant ?
Les associations appellent à une mobilisation continue :

  • Relayer leurs revendications auprès des députés et des maires.
  • Soutenir les structures locales, par des dons, du bénévolat ou des partenariats.
  • Exiger des pouvoirs publics une politique associative à la hauteur des enjeux sociaux et démocratiques.

Le message est : « Ça ne tient plus. »

Vidéo de la manifestation :

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